Cameroun: Neuf candidats à la pré-qualification comme troisième opérateur du mobile

L'éditorial du mois

Comme prévu dans l'appel à manifestation d'intérêt du 28 mai 2012, le Comité de pilotage du projet d'ouverture du marché de la téléphonie mobile, de délivrance des concessions d'établissement des réseaux 3G (troisième génération) et d'octroi des titres d'exploitation des points d'atterrissement des câbles sous-marins à fibres optiques, a examiné le 20 juillet dernier les offres des compagnies qui souhaitent établir et exploiter un réseau de communications électroniques mobiles au Cameroun. Neuf opérateurs de téléphonie mobile ont exprimé leur intérêt pour ce segment du marché camerounais dont l'entrée sera ouverte au mieux disant, a indiqué le ministre des Postes et Télécommunications dans un communiqué de presse signé ce lundi 23 juillet 2012.

De fait, ce réseau sera celui du troisième opérateur dans le secteur attendu par les consommateurs. Mais l'attente ne devrait plus durer longtemps. Le comité sus-mentionné ayant mis en place une commission d'analyse des offres. Dans quinze jours d'ailleurs, cette commission « devra présenter son rapport », lequel « fera ressortir la short-list des opérateurs pré-qualifiés ». Après cette étape préliminaire, un appel d'offres sera lancé en vue de déterminer le bénéficiaire de la licence envisagée dans cette procédure, précise le communiqué signé de Jean-Pierre Biyiti bi Essam.

L'avis international à manifestation d'intérêt de mai qui va bientôt produire ses résultats finaux avait formellement pour but « l'établissement et l'exploitation d'un réseau de communications électroniques couplé avec les ressources fréquentielles 3G ». Ce futur réseau qui ne comprend pas l'activité de transport couvrira le territoire national. La 3G ou troisième génération désigne, selon les spécialistes, une nouvelle norme de téléphonie mobile qui suit le Gsm actuellement utilisé par les opérateurs camerounais. La 3G permet de communiquer avec des débits bien plus rapides en comparaison à la génération précédente, le Gsm.

Le portrait-robot de l'entreprise recherchée avait par ailleurs été dressé par l'avis. Il s'agit d'une société spécialisée dans les communications électroniques mobiles de « réputation internationale ». Naturellement, le futur élu ne doit pas être déjà actif au Cameroun et disposer, entre autres exigences, de 200 millions de dollars (105,4 milliards de F) de fonds propres au 31 décembre 2011.
Source: Cameroon Tribune