Sénégal: Initiative du fonds pour la défense des enfants pétition contre les sites pornographiques

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Les sites Internet à caractère pornographique préoccupent les associations et Organisation non gouvernementale (Ong) qui luttent pour la promotion des droits des enfants. C'est le cas du Fonds africain pour la défense des enfants qui a décidé de faire circuler une pétition pour le blocage des sites pornographiques.

Une pétition accompagnée d'une lettre aux autorités étatiques pour les inviter à prendre des mesures pour l'interdiction scrupuleuse des sites pornographiques au Sénégal. C'est ce qu'envisage l'Ong Fonds africain pour la défense des enfants (One african children's defense fund).

Cette organisation juge trop dangereux ces sites pornographiques qui peuvent menacer la stabilité de notre pays. Les responsables du Fonds l'ont fait savoir hier au cours d'une rencontre avec la presse à la salle de la bibliothèque municipale de Guédiawaye.

«On va faire une pétition qui va démarrer à partir d'aujourd'hui pour le blocage des sites pornographiques sur Internet dans notre pays», a laissé entendre Mamadou Mbaye, président du Fonds africain pour la défense des enfants. Et d'ajouter : «Nous allons nous mobiliser massivement à travers une vaste campagne de sensibilisation pour inciter les populations à signer la pétition pour l'intérêt de toute la communauté.»

Dénonçant le danger que représentent, selon lui, les sites pornographiques, Mamadou Mbaye cite les conséquences graves sur le tissu social notamment les risques auxquels sont exposés les enfants. Il cite, entre autres, «la sexualité précoce, les viols et grossesses précoces, les avortements clandestins, les infanticides, les infections sexuelles, la perversion...»

Tout en chargeant, les responsables du site Facedakar qu'il taxe de «site pornographique déguisé», le président du Fonds africain alerte sur les risques qui planent, d'après lui, sur l'avenir des enfants. Aussi invite-t-il les autorités étatiques à prendre sérieusement en compte leurs doléances qui se résument au blocage des sites pornographiques. «L'Etat a les moyens d'arrêter ces sites pornographiques.

Ce qui reste, c'est un manque de volonté politique car les lois existent pour les sanctionner», dit-il. Avant de citer les articles 256 et 257 du code pénal. Mieux, à l'en croire, «la Sonatel a aussi les moyens de bloquer ces sites devenus dangereux pour nos enfants car chaque jour elle finance la lutte qui entraîene des scènes de violence avec parfois du sang versé».