Burkina Faso: Puces téléphoniques non identifiées - L'Arcep revient à la charge

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Après avoir mené une opération qui a permis d'identifier, à la date de juin 2012, plus de 90% des abonnés des trois opérateurs de téléphonie mobile au Burkina Faso, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) revient à la charge. Cette fois-ci, il s'agit d'atteindre 100% d'abonnés identifiés, pour des raisons de sécurité, explique l'institution.

Une première opération, menée depuis 2010, a permis d'identifier entre 90 et 95% des abonnés. Et si l'ARCEP passe de nouveau à l'action, c'est parce qu'elle est interpellée par les forces de l'ordre «sur les agissements des délinquants qui utilisent le téléphone portable pour commettre leurs forfaits, créant la désolation voire le deuil dans certaines familles», selon Mathurin Bako, le président de l'autorité. Ce qui, de son avis, «impose de travailler sérieusement pour favoriser le travail des forces de défense et de sécurité. Quoi que cela puisse nous coûter, que nous ne soyons pas indexés à chaque fois que l'insécurité s'installe dans notre pays et utilise les réseaux téléphoniques».

Ce 21 août 2012 donc, il a donc rencontré les opérateurs de téléphonie mobile et les distributeurs pour leur signifier que tous les abonnés doivent être connus. D'ici le 1er octobre prochain, le détenteur d'une carte Sim qui ne se serait pas fait enregistrer verra son abonnement désactivé. En accord avec les trois opérateurs présents sur le marché burkinabè, l'ARCEP a décidé de mettre sur le marché, début octobre, de nouveau kits non pré-activées. Ces kits ne sont actifs qu'au bout de 60 minutes après l'identification de l'abonné. Il s'agit de faire en sorte que le fichier d'abonnés de chaque opérateur soit sûr afin que les forces de sécurité puissent y tirer des renseignements en cas de nécessité.