Sénégal: le protectionnisme français menace 1000 emplois dans les centres d'appel

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Selon Abdoulaye Sarré, directeur général de PCCI Sénégal, un centre d'appel installé au Sénégal, plus de mille emplois sont menacés dans le pays si la loi sur les rapatriements des centres d'appel est votée en France.

Abdoulaye Sarré a affirmé que "le jour où cette loi sera votée en France, ces emplois seront détruits au Sénégal dans les vingt-quatre heures", indiquant que la France "ne joue pas le jeu de la concurrence et de l'ouverture des marchés qu'(elle) prône, (car) la moitié du produit intérieur brut de la France provient des exportations".

Les téléservices sénégalais ont une forte dépendance vis-à-vis de la France, ce pays représentant une part importante des marchés de ce secteur.

Pour le directeur général de PCCI Sénégal, la France ne doit pas refuser que les entreprises où elle vend ses produits aient accès à ses marchés, car les affaires doivent se faire dans les deux sens. "Je peux comprendre que la France a des problèmes de chômage, mais le Sénégal aussi en a. La France tire plus de revenus d'un pays comme le Sénégal que ce dernier en tire chez elle. (...). Donc, c'est assez injuste et frustrant que des mesures puissent être annoncées sans regarder les implications qui peuvent aller très loin", a déclaré, le patron de PCCI, par ailleurs vice-président du Conseil national du patronat (CNP), chargé de la formation, de l'emploi et de la valorisation des compétences.

Le secteur des centres d'appel du Sénégal compte une dizaines d'entreprises qui emploient plus de 2500 salariés dans différents centres d'appels.