Le Congo-Brazaville s’interconnecte avec la RDC

L'éditorial du mois

La République démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville sont désormais reliés par un câble sous-marin à fibre optique. Le 4 septembre, Kin-Kiey Mulumba, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l'information et de la Communication de la RD Congo et Thierry Moungalla (photo), son homologue congolais, ont assisté aux travaux de pose de connexion de ce câble.

L’interconnexion de ces deux pays par leur capitale ouvre la voie au système WACS du câble à fibre optique posé dans l’océan Atlantique. Par cette nouvelle infrastructure, la SCTP et Congo Télécom, les deux entreprises publiques de télécommunications de la RDC et du Congo-Brazzaville peuvent maintenant se repositionner au plan international.

La liaison par câble sous- fluvial à fibre optique permettra à la RD Congo et au Congo de se doter des infrastructures modernes de télécommunications. Connectés par câble coaxial à l'époque coloniale, ensuite par satellite en passant par Paris et Bruxelles pour revenir en Afrique, puis par faisceau hertzien, la RD Congo et le Congo-Brazzaville font leur entrée dans la technologie de pointe. 

La pose de fibre optique au Congo-Brazaville ne s’arrête pas là. Prochaînement, ce sera au tour de la ville de Pointe-Noire de se connecter à la station de Matombi.

Le projet est évalué à environ 100 millions de dollars américains. Il concerne les villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Oyo. La seconde phase coûtera 73 millions de dollars américains pour connecter les chefs-lieux de régions au backbone.

La troisième phase, estimée à 36 millions de dollars américains, permettra de connecter les chefs-lieux de districts et les grands villages.