Madagascar: Le SMS pour aider la rhumatologie

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Stéphane Ralandison soutient que l'APR est en train de chercher des solutions aux problèmes rencontrés par les patients

L'insuffisance du nombre de médecins référents incite à trouver des solutions. Les rhumatologues ont dévoilé des alternatives pour sauver les patients, hier.

Comment faire pour soigner les patients et les 20 millions de Malgaches avec quatre rhumatologues Tel est l'un des objets de la troisième Rencontre internationale en rhumatologie, organisée par l'Association des praticiens en rhumatologie (APR), depuis hier, à Ankatso.

Faute de solution magique pour augmenter le nombre de spécialistes, l'APR fait appel ainsi à la technologie pour résoudre cette équation. «Un logiciel est en cours de conception pour gérer les informations concernant tous les patients. Ce logiciel permettra, ensuite, de conseiller ces malades grâce à un service de message court (SMS). Il sera fonctionnel au mois de novembre», a annoncé Stéphane Ralandison, membre de l'APR.

À l'entendre, le SMS s'avère vital pour beaucoup de patients. En effet, 60 % des patients atteints de rhumatisme inflammatoire chronique telle la polyarthrite rhumatoïde, les spondylarthropathies et la goutte ne sont plus revenus voir leurs médecins après avoir effectué un suivi pendant un ou deux ans.

«Le SMS gratuit envoyé par l'APR permet de rappeler les patients d'aller revoir leur médecin ou de leur conseiller sur la suite de leur traitement», explique Stéphane Ralandison. Aussi, le patient devrait-il se battre pour avoir un rendez-vous afin d'être consulté par un rhumatologue et faire son inscription après. «Le problème relatif au traitement de cette maladie est qu'il n'y a que deux médecins rhumatologues qui travaillent dans un service hospitalier public. Les deux autres se trouvent dans le secteur privé. C'est ainsi que l'obtention d'un rendez-vous demeure difficile », ajoute toujours le rhumatologue.

Mais ce SMS ne résout qu'en partie le calvaire du patient. «Comment voulez-vous qu'un patient revienne chez le rhumatologue en attendant la somme de 15 millions d'ariary pour traiter sa polyarthrite rhumatoïde », s'est interrogé Julien Rafidimanantsoa, un patient venu à l'hôpital Joseph Raseta Befela- tanana pour revoir son médecin, hier.

Stéphane Ralandison a sorti sa dernière carte pour répondre à cette inquiétude des patients. «Un système mutuel est en cours de conception afin que la charge financière pour l'achat de médicament soit allégé pour les plus démunis», conclut le rhumatologue sans dévoiler les détails.