Congo-Kinshasa: Vodacom, Airtel, Oasis et Africel interdits d'exploiter la technologie 3G

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Le tribunal de commerce de Kinshasa a demandé à Vodacom Congo, Airtel, Oasis [actuel Tigo qui continue à travailler sous la licence d'exploitation Oasis] et Africel de suspendre l'exploitation de l'Internet 3G sur la fréquence 2100 Mhz. Dans son arrêt prononcé vendredi 26 octobre, le tribunal de commerce a décidé que seule, Netherland British company (NBC), une société de droit congolais, a le droit d'exploiter cette technologie.

La NBC a accusé, au Tribunal de commerce, l'Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPTC) d'avoir illégalement attribué sa fréquence d'exploitation 3G aux entreprises de téléphonie mobile opérant en République démocratique du Congo (RDC), citant notamment Vodacom, Oasis, Airtel et Africel.

Pour la chargée des Affaires juridiques de Vodacom Congo, l'Etat qui leur a attribué cette fréquence doit leur permettre d'en jouir paisiblement. Elle dit tout de même attendre que le greffier saisisse officiellement son entreprise pour qu'ils sachent à quoi s'en tenir.

Du leur côté, les avocats d'Airtel Congo qualifient ce jugement d'un frein au développement puisqu' « elle va préjudicier des milliers d'utilisateurs de l'internet 3 G en RDC ».

Selon les avocats de NBC cette entreprise qui émet et distribue des signaux visuels, par réseaux hertziens de télédistribution, a obtenu depuis 2004 une autorisation d'exploitation du ministère des Postes, Téléphones et Télécommunications pour une durée de dix ans mais a été surpris de constater qu'elle n'était plus seule sur ladite fréquence.

La troisième génération (3G) désigne une génération de normes de téléphonie mobile, représentée principalement par les normes Universal Mobile Telecommunications System (UMTS) et CDMA2000, permettant des débits bien plus rapides (de 2 à 42 Mb/s prévus à maturité du réseau) qu'avec la génération précédente, par exemple le GSM.