Bénin & Guinée: Opérateurs historiques – Que faire des ces canards boiteux?

L'éditorial du mois

Au cours des deux dernières semaines des annonces publiques ont été faites en Guinée et au Bénin (voir ci-dessous) quant aux futurs projets concernant l’opérateur historique dans chacun des pays respectifs. Selon Guinee7.com, la Banque Mondiale vient juste d’accorder un prêt de 50 millions de dollars US pour la restructuration de la Sotelgui en Guinée. Au Bénin, l’Etat semble s’orienter vers une partition de l’opérateur historique Bénin Télécom entre sa branche fixe et sa branche mobile. Quelque soit la voie dans laquelle chacun des deux pays s’engage, la tâche sera dure pour redorer le blason de ces canards boiteux dans un environnement télécom ultra compétitif. 

Max Awouèkè, le ministre de la Communication a été reçu en audience le 29 novembre dernier par Yayi Boni, le président de la République. L‘objet de la rencontre a été l’information du chef de l’Etat sur l’état d’avancement du dossier de privatisation du réseau Libercom, le premier opérateur de téléphonie mobile du pays. 

D’après les explications du ministre, le préalable avant toute action serait de séparer Libercom de Bénin Télécoms. En effet, les deux entreprises sont liées au regard des dispositions juridiques communautaires. Libercom est bel et bien une filiale de Bénin Télécoms. 

Or pour mener à bien l’opération de privatisation de Libercom, il faudra d’abord la détacher de Bénin Télécoms et l’immatriculer. Une fois la nouvelle entreprise créée, la commission technique de dénationalisation des entreprises publiques pourra alors lancer un avis d’appel d’offre international.

 D’après Max Awouèkè, le gouvernement a octroyé la licence 3G à Libercom pour permettre au repreneur de faire face à la concurrence locale. L’argent qui sera gagné de la vente de Libercom servira à la modernisation de Bénin Télécoms.