Burkina Faso: TIC et gouvernance au Burkina - Le premier e-conseil des ministres pour fin juin

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Softnet-Burkina, en collaboration avec le Ministère du développement de l'économie numérique et des postes, a démarré, le 18 février 2013 à Ouagadougou la formation des membres du gouvernement, dans le cadre du projet e-conseil des ministres. A l'issue de cette formation, les ministres devront être aptes à gérer leurs dossiers de façon électronique.

Dans le cadre de la mise en oeuvre de la cyber stratégie sectorielle adoptée par le gouvernement burkinabè, un groupe-pilote de 6 départements ministériels bénéficieront pendant 4 jours, d'une formation à l'utilisation de la plateforme E-conseil des ministres (ECM). Il s'agit du Ministère de l'économie et des finances, de celui délégué chargé du budget, du Ministère en charge de l'habitat et de l'urbanisme, du Ministère délégué chargé des transports, et enfin, du secrétariat général du gouvernement. Trois modules seront abordés par les participants, au cours des séances de travail. Il s'agit tout d'abord, des outils bureautiques, en l'occurrence « outlook ». Le deuxième module porte sur la maîtrise de la plateforme de collaboration. Cette plateforme permet aux différents collaborateurs de soumettre des dossiers au ministre, ensuite à celui-ci de porter les observations et les modifications jusqu'à la transmission en conseil des ministres. Tout cela se fait en ligne.

Le dernier module va concerner les chargés de mission et les cadres du secrétariat général du gouvernement pour la maîtrise du processus à l'interne de ce service. Ce séminaire est organisé par Softnet-Burkina, en collaboration avec la Direction générale de la coordination des programmes de développement des technologies de l'information et de la communication (DGCPTIC) du Ministère de l'économie numérique et des postes (MDENP). Pour Alfred N. Sawadogo, directeur général de la coordination des programmes de développement des TIC, à l'issue de cette formation, les membres du gouvernement vont acquérir des aptitudes à traiter les dossiers électroniquement ainsi qu'à conduire tout le processus de mise en oeuvre de la plateforme e-conseil des ministres. « A l'issue de cette phase, tout ce que nous devions faire pour aboutir à la dématérialisation de tous les actes, depuis la conception et l'initiation des dossiers à adopter en conseil des ministres jusqu'à leur archivage, sera terminé », a expliqué le professeur Jean Kouldiaty, ministre du développement de l'économie numérique et des postes. Il a également confié que le premier conseil des ministres sans papier se tiendra d'ici à la fin du mois de juin.

Selon le Pr Jean Kouldiaty, le e-conseil des ministres présente de nombreux avantages. Un conseil des ministres sans papier signifie que la part du budget de l'Etat consacrée à l'achat de ce consommable va connaître une réduction. Il s'agit donc, d'une économie. Si de nombreux autres pays suivent l'exemple du Burkina en matière de dématérialisation, cela aura une incidence sur le nombre d'arbres abattus pour la fabrication du papier. Par la même occasion, ils contribueront à la préservation de l'environnement et à la lutte contre la désertification. La formation des ministres à l'utilisation de la plateforme ECM est la dernière phase d'un processus mené par le gouvernement, en partenariat avec Softnet-Burkina. Il s'est agi d'équiper les départements ministériels d'ordinateurs et de scanners. A ce titre, selon Jean Kouldiaty, le MDENP a mis à la disposition des différents ministères, 120 ordinateurs et des scanners. Ensuite, de vérifier que les 40km de fibre optique enterrée dans la ville de Ouagadougou marche bien. Puis de former les collaborateurs qui doivent participer à cette opération, depuis la secrétaire principale du ministre jusqu'à son chef de cabinet et ses conseillers techniques. Des réseaux ainsi que des datacenters ont également été mis en place.