Congo-Kinshasa: Lancement de la cartographie numérique à l'Institut Géographique du Congo

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L'Institut géographique du Congo (IGC) a procédé, le samedi 16 février, au lancement de son programme d'activités de la cartographie numérique.

Grâce donc à cette nouvelle acquisition, l'IGC est capable d'appuyer techniquement le gouvernement pour tous les projets d'aménagement du territoire dans les différents domaines, a affirmé le directeur général ad intérim de cette institution lors de la cérémonie officielle de lancement de ce nouveau programme, cérémonie à laquelle ont pris part plusieurs invités dont le ministre de l'Enseignement supérieur, universitaire et de la Recherche scientifique. C'est officiel.

L'Institut géographique du Congo est doté d'un nouveau programme d'activités de la cartographie numérique. Fort de ce succès, le directeur général ad intérim de l'IGC, le professeur Albert Mbuyu Numbi, a avoué que son institution est en train de renaître lentement mais sûrement.

Pour lui, l'IGC « devrait, s'il continue à bénéficier de l'appui du gouvernement, retrouver une place de choix pour l'apport technologique nécessaire tant à la mise en place des infrastructures dans le cadre de la révolution de la modernité qu'à la résolution des conflits liés à l'occupation de l'espace national, que ces conflits soient fonciers, miniers ou frontaliers ».

Car, observe-t-il, « l'équipement que nous allons vous présenter ce jour nous permettra déjà à ce stade de réaliser beaucoup de tâches », entre autres a énuméré Albert Mbuyu : scanner les cartes existantes (piani métriques, topographiques, degrés carrés, territoires, villes, autres thématiques...).

Saisir automatiquement les données nouvelles et mettre à jour les documents de base, traiter les données, gérer les bases des données et partager les informations. C'est à ce titre que le directeur général de l'IGC a rappelé au public le site Web dont dispose son institution www.ig-rdc.com

Avant toute chose, le directeur général de l'IGC dressé un état des lieux de l'institut, et ce, après avoir remercié les invités présents à la cérémonie.De cet inventaire, Albert Mbuyu note « une production des cartes et autres documents photogrammétriques, topographiques et géodésiques quasiment nulle ; inexistence totale d'équipements modernes de production cartographique et un personnel qualifié existant, nécessitant cependant une mise à niveau pour s'adapter à la nouvelle technologie ».

Un état des lieux apparemment moins satisfaisant. Ce qui n'a pas empêché au manager de l'IGC d'appeler son comité de gestion à plus d'imagination et de créativité, afin de trouver des solutions durables à ce défi.

D'où la recherche d'une part, des partenaires, et d'autre part, la mobilisation des subventions du gouvernement prévues au budget. Stratégie payante, car dans le cadre de ces subventions, précise Albert Mbuyu, « L'IGC a été retenu au budget de l'Etat pour l'exercice 2012 et a été inscrit sur la Feuille de route du gouvernement pour le dernier trimestre avec comme mission d'élaborer la carte générale de la RDC avant d'élaborer ensuite les cartes des 11 provinces actuelles ».

Par ailleurs, souligne-t-il, « l'IGC n'a pu avoir recours qu'aux frais de fonctionnement qui ont été libérés pour la Direction générale ainsi que les provinces ». Il a révélé que « l'essentiel de ces fonds a été consacré au renforcement des capacités techniques de l'IGC par l'acquisition d'équipements modernes de cartographie ». Ce qui a permis, poursuit-il, « d'atteindre les objectifs assignés, notamment par la publication effective des documents cartographiques attendus ».

Ainsi, l'ensemble des équipements acquis pendant le seul exercice 2012 sont constitués, pour l'essentiel, de 57 ordinateurs dont 27 ont été envoyés aux 9 stations IGC de l'intérieur du pays, 34 GPS dont 21 pour l'intérieur, 14 imprimantes Laser, 20 onduleurs, 1 scanner AO 2 Plotters AO, 1 serveur de capacité moyenne, 30 climatiseurs pour les bureaux.

Pour rappel, l'IGC, héritier de l'IGC-belge, créé le 7 décembre 1949. Il a pour mission essentielle de couvrir le territoire national congolais des cartes topographiques de base à l'échelle de 1/50 000 et ses dérivés. En outre, il doit exécuter des travaux géodésiques, topographiques, photogrammétriques, cartographiques, de levés aériens et de conception des systèmes d'information géographique SIG sur toute l'étendue de la République démocratique du Congo.

Depuis sa création en 1949, l'IGC était très bien équipé, jusqu'à posséder même une flotte de 6 avions pour effectuer les levés aériens sur l'ensemble du pays, ce qui a permis, révèle le directeur général de l'IGC, « au pays de disposer de cartes que nous possédons aujourd'hui et sur base desquelles toutes les cartes qui circulent sur la RDC au pays et dans le monde ont été produites ».

« Ainsi, nous pouvons démarrer la nouvelle génération des produits cartographiques par le lancement du programme de cartographie numérique de l'IGC. En d'autres termes, nous passons de la cartographie analogique vers la cartographie numérique », a-t-il conclu.