Cameroun: L'heure du bilan dix ans après la création des Télécentres communautaires

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Une décennie après la naissance de ce projet, les différents acteurs évaluent le chemin parcouru.

A ce jour, 112 télécentres communautaires polyvalents (TCP) sont opérationnels à travers les 10 régions du Cameroun et 90 autres sont en cours de mise en service. On pourrait saluer ces chiffres. Mais quand on sait que l'objectif de départ était de doter le pays de 20 000 (TCP) en 2015, on se dit qu'il y a eu des écumes dans la réalisation et surtout, qu'il y a des choses à améliorer. Au rang des difficultés que rencontrent les TCP dans leur mise en service et leur fonctionnement, il y a des soucis liés aux infrastructures, à la gestion et même à la construction des télécentres, etc. « Notre centre fonctionne avec un groupe électrogène et nous ne pouvons pas le laisser tourner en longueur de journée. Ce qui réduit notre rendement », explique Jasmine Koda, gestionnaire du TCP de Kenzou, dans la région de l'Est.

L'atelier d'évaluation des TCP que Jean-Pierre Biyiti bi Essam, ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel) a ouvert se veut donc le cadre idoine pour tous les acteurs intervenants dans la vie des télécentres communautaires, de faire un état des lieux exhaustif de ce projet lancé en 2003, mais surtout, de prendre de décisions en vue d'une réforme entière dudit projet. Pendant trois jours donc, les participants venus des dix régions vont y travailler. Et le Minpostel les a invités à poser toutes les questions qu'il faut pour un meilleur rendement de ces structures.

Pour mémoire, les TCP sont des infrastructures installées dans une zone rurale ou enclavée, offrant, à des prix abordables, des services des télécommunications et Tic (téléphone, fax, photocopie, télévision, Internet... ) et des services financiers postaux (transfert d'argent et messagerie).

Il est temps de réorienter le déploiement et l'exploitation des TCP.