Kenya: Uhuru Kenyatta recherche des contre-preuves auprès de deux sociètés de téléphonie mobile

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Poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité, Uhuru Kenyatta, qui proteste de son innocence, appelle à son secours les nouvelles technologies de l'information, selon la presse kényane.

Le président du Kenya a demandé à la justice de son pays d'ordonner à Safaricom et Airtel, deux sociétés de téléphonie mobile, de relever les appels et sms à destination ou en provenance de certains témoins potentiels de l'accusation.

Dans cette requête déposée à la Haute cour par ses avocats, Uhuru Kenyatta demande également le relevé de tous les transferts d'argent à destination de ces témoins, à partir de 2008.

Le transfert d'argent via le téléphone mobile est prisé en Afrique de l'Est. L'homme d'Etat, dont le procès devrait démarrer le 12 novembre, répond de crimes perpétrés au Kenya lors des violences post-électorales de 2007-2008.

La défense du chef de l'Etat a besoin de ces informations pour, selon le quotidien The Nation, réfuter les allégations de la procureure de la CPI Fatou Bensouda selon lesquelles des proches de M. Kenyatta ont menacés et suborné des témoins.

Mardi, au début de la première audience sur la demande d'Uhuru Kenyatta, le juge Isaac Lenaola a ordonné le huis clos, obligeant ainsi journalistes et autres observateurs à quitter la salle.

Sans doute non-habituées à des audiences à huis clos, certaines personnes ont quitté la Cour en marmonnant, étonnées de ce qu'elles sont appelé une procédure « secrète ».

« Confidentielle », a corrigé Me Kennedy Ogeto, l'un des avocats du président. Il a rappelé, selon le Nation, les dispositions de la loi kényane en matière de protection des témoins.

La greffière principale Gladys Shollei a dû, elle aussi, expliquer, dans un communiqué, qu'il y a des exceptions à la règle de la publicité.