Sénégal: Tarifs des appels internationaux entrants- Une baisse de 50 % réclamée

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N'ayant pas constaté l'effet de l'abrogation de la surtaxe sur les appels entrants sur les tarifs, le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (Restic) demande à l'Artp une baisse d'au moins 50 % des tarifs des appels internationaux entrants au Sénégal.

Le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication (Restic) souhaite un ajustement à la baisse d'au moins 50 % des prix et tarifs des appels internationaux entrants au Sénégal. Dans un communiqué de presse, parvenu à Wal Fadjri, l'organisation dit encourager l'Etat «dans sa volonté d'obliger les operateurs de réseau mobile à procéder à la réduction systématique» de ces tarifs.

En effet, pour le Restic, l'abrogation de la surtaxe sur les appels internationaux entrants au Sénégal, il y a un an, n'a pas encore d'effets sur les tarifs appliqués par les différents opérateurs du pays. Et selon Moustapha Diakhaté, Secrétaire général exécutif du Restic, les complaintes de nos compatriotes établis au Congo lors de la récente visite du président Sall, sur la cherté de ces appels vers le pays, en sont une parfaite illustration.

«Le Restic regrette que les appels internationaux n'aient pas baissé et semblent même augmenter pour certaines destinations, induisant des coûts et charges supplémentaires pour les ménages, entreprises et administrations publique et privée», relève le texte.

Qui indique que l'augmentation des prix des télécommunications augmente les coûts pour les entreprises locales, en particulier celles qui sont orientées sur les services à valeur ajoutée dans les télécom et réseaux tels que les centres d'appels offrant des prestations offshore.

«La perte de compétitivité subie et les charges d'exploitation induites du fait de la surtaxe par les centres d'appels sont préoccupantes quand on sait que ces derniers emploient des milliers de jeunes dans notre pays», note le Restic. Non sans signaler qu'une baisse des appels internationaux permettrait à ces entreprises de faire des économies d'échelle et de traiter un volume plus important d'appels internationaux de leurs clients, établis pour la plupart à l'étranger.

Le Restic estime ainsi que l'Etat, via l'Autorité de régulation des télécommunications et postes (Artp) doit en tirer toutes les conséquences dans la perspective de l'arrivée d'un quatrième opérateur dans le mobile.

Il devrai surtout, selon l'organisation, «libéraliser sous certaines conditions l'émission et la terminaison des appels sur l'international pour mitiger le monopole ou duopole de fait sur les lignes internationales inbound et outbound».

Moustapha Diakhaté et ses camarades pensent, en outre, que de par sa position géographique qui fait que des câbles sous-marins de fibre optique sont rootés vers le pays, le Sénégal devrait connaître une «baisse drastique» des appels entrants et des coûts d'accès à internet.

«Le fait que notre pays soit la partie la plus avancée de l'Atlantique, donc une station de choix pour les points d'atterrissage des câbles sous-marins de fibre optique, ne profite pas aux usagers sénégalais en termes de coûts d'appels raisonnables et de connectivité Internet bon marché», regrette le Rassemblement des entreprises du secteur des technologies de l'information et de la communication.

Cependant, du côté des opérateurs, une source contactée par Wal Fadjri indique que les prix sont ramenés à leur niveau d'origine juste après l'abrogation du décret. S'il y a surcoût, indique cette source, elle devrait être imputée aux revendeurs de minutes de télécommunications qui sont dans un circuit que les opérateurs ne peuvent pas maîtriser.