Le retrait du projet de loi sur les télécoms pourrait encore retarder la 3G en Algérie

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Le projet de loi sur les télécoms a finalement été retiré de l’étude devant l’Assemblée populaire nationale (APN) qui l’avait examiné sans l’adopter en février dernier. Le texte qui devait modifier et compléter la loi du 5 août 2000 avait pris sept ans de discussion pour aboutir sur la table des députés. Pour Younès Grar, expert en technologie de l’information et de la communication, «c’est une première dans les annales. On n’a jamais vu une loi arriver sur le bureau de l’APN, être débattue puis remise en cause et retirée.»

En avril dernier, l’’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) avait émis des réserves sur le projet de loi parce qu’il aurait consacré un «affaiblissement de la régulation». En effet, le nouveau texte prévoyait d’ôter certaines prérogatives au régulateur comme l’élaboration du cahier des charges des opérateurs.

Pour Lakhdar Benkhalef, député et membre de la commission parlementaire des transports, transmission et télécommunications, l’Algérie a encore pris du retard « dans le domaine des télécommunications ». S’il avait été adopté, le projet de loi aurait permis la mise en œuvre de portabilité, déjà appliquée dans certains pays d’Afrique et du Maghreb, aurait amorcé le roaming national avant celui, international, que prône Zhora Derdouri (photo), la ministre des TIC, l’avènement du dégroupage qui porte sur l’ouverture du réseau téléphonique local à la concurrence et les opérateur de réseau mobile virtuel.

D’après Farid Farah, expert en TIC, le retrait du projet de loi «va encore aggraver le retard de la 3G». Face à cette menace, la Fédération algérienne des consommateurs annonce qu’elle appellera à un sit-in devant le ministère de la Poste et des TIC le 5 décembre, si la 3G n’est pas lancée comme prévu.