Sénégal: Face à l'anarchie - Les opérateurs de transfert d'argent se regroupent pour assainir le secteur

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En prélude à l'assemblée générale constitutive qui aura lieu, le samedi prochain, le président du Réseau national des opérateurs de transfert d'argent, Mamadou Hann, a dénoncé l'anarchie notée dernièrement dans le secteur du transfert d'argent. Le réseau appelle également l'Etat, les banques partenaires et les créateurs de système à prendre des dispositions pour un bon assainissement du secteur.

Le secteur du transfert d'argent connaît actuellement une expansion marquée par la présence de plusieurs systèmes. Cette situation ébranle les opérateurs de transfert d'argent qui veulent un assainissement du secteur. En point de presse, hier, le président du Réseau national des opérateurs d'argent (Renota), Mamadou Hann, a annoncé la création d'une association qui regroupera tous les opérateurs de transfert d'argent afin que le secteur soit assaini et que chaque maillon de la chaîne puisse y trouver son compte.

« Le transfert d'argent est une filière en expansion qui connait actuellement d'énorme difficultés. Pour résoudre certains problèmes, nous nous sommes engagés en association pour essayer de trouver des solutions communes», dit-il.

«Une assemblée générale constitutive est prévue, samedi prochain pour monter un bureau officiel national légitime», ajoute-t-il. M. Hann suggère aussi qu'un partenariat sain puisse être noué avec les partenaires qui ont l'obligation de s'ouvrir à eux, pour la prise de certaines décisions jugées unilatérales et non concertées.

Le chargé de communication du Renota, Serigne Gaye, a souligné que « la mise en place du réseau permettra de défendre nos moyens d'ordre financier. Il faut désormais que nos soucis sociaux et financiers soient bien pris en charge dans la mutualité ».

«Nous avons investi notre argent sur la base d'un contrat mais nous constatons que ce contrat est foulé au pied, au gré du créateur du système qui fait ce qu'il veut alors que dans le secteur, il y a quatre éléments qui interviennent à savoir, le créateur du système, la banque qui a l'habilitation pour agréer, les opérateurs et le client.

De même, le commissionnement des transactions est fixé unilatéralement sans consultation aucune des opérateurs qui, pourtant, mettent leur argent à la disposition du client final », poursuit-il. Selon M. Gaye, l'Etat et la Bceao doit veiller, le plus rapidement possible, à ce que tout se passe normalement. « Nous voulons qu'il y ait plus de réglementation et d'assainissement pour que nous ne fassions pas faillite comme les télécentres », demande-t-il.