Gabon: L'internet « très bas débit » de Gabon Télécom - un service qui laisse à désirer

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Le quotidien déjà semble échapper au clients de Gabon Télécom, qu'en sera-t-il de l'avenir?

Depuis plusieurs jours, certains abonnés de Gabon Télécom peuvent crier au scandale au vu de la qualité exécrable de ses services, l'internet « haut débit » ayant émigré vers « le très bas débit » au point où il est devenu quasiment impossible d'avoir accès à la « Toile » à une époque où il est devenu difficile de s'en passer.

Pas facile d'être compétitif pour les entreprises qui ont choisi de faire confiance au « haut débit » de Gabon Télécom. Depuis près d'une semaine, avoir accès à ses mails est devenu presqu'un miracle. De longues heures d'attente sont devenues nécessaires pour télécharger une image. Et il vaut mieux oublier l'idée de télécharger une vidéo.

Dans son interview accordée à L'UNION, Lin Mombo, président de l'ARCEP, annonce que Gabon Télécom a demandé sa migration vers la technologie 3G. L'opérateur ambitionne donc d'offrir une connexion plus fluide. Mais ses clients ont bien du mal à croire que la qualité du service puisse s'améliorer dans les délais annoncés. En témoigne, la nonchalance avec laquelle les équipes techniques de Gabon Télécom réagissent.

Emigrer vers la 3G, une annonce de Gabon Télécom de plus qui est peut-être de nature à attirer encore de nombreux abonnés sans garantie aucune. Une annonce de plus après les centaines de spots, de publicités, de promotions, les usagers apparaissant toujours comme étant au cœur des préoccupations.

Devant cette longue agonie des clients, les équipes techniques sont bien promptes à suspendre la fourniture quand les factures n'ont pas été payées, mais elles font toujours preuve d'une telle lenteur quand il faut rétablir la connexion.

C'est en tout cas l'enfer pour Gabonews qui est abonné au fameux « haut débit » du premier opérateur du secteur des télécommunications du pays. Plus rien ne passe. Pour la première agence de presse en ligne, il est devenu impossible de publier un article et encore moins de diffuser son Journal Télévisé (JT) sur son site depuis son siège sis à l'immeuble Dunhill. L'agence de presse Gabonews n'existe que par sa présence sur la toile. Manquer de lui rétablir son « haut débit » est la preuve irréfutable qu'elle n'a pas que des amis à Gabon Télécom. Depuis qu'elle a annoncé son passage sur le petit écran, Gabonews est victime d'une forme de boycott. Qui en tire profit ? « That's the question », conclurait William Shakespeare.

Mais nous, nous ne concluons pas parce que nous croyons que Gabon Télécom a les moyens et l'obligation de réagir pour démentir les suspicions d'un boycott mais aussi et surtout pour démontrer qu'elle mérite bel et bien sa place de 1er opérateur national et de digne successeur de l'OPT, ancien leader des télécommunications en Afrique subsaharienne.

Il reste donc à l'équipe de Gabonews à aller chercher la connexion hors de ses murs car il faut bien continuer à informer, n'en déplaise à certains. Il reste à toutes les entreprises victimes de « l'amateurisme » passager de Gabon Télécom à aller chercher le haut débit, « le vrai », ailleurs en laissant tout de même leurs portes ouvertes, au cas où passeraient les techniciens de Gabon Télécom.