Egypte: Les opérateurs télécoms accusés d’entente illicite

L'éditorial du mois

Des poursuites publiques ont été engagées contre les opérateurs Mobinil, Vodafone Egypt et Etisalat Misr. Les 3 sociétés de téléphonie mobile sont accusées par l’Autorité de la concurrence d’Egypte (ECA) de pratiques de monopole, contraire au principe de libre et saine concurrence auxquels elles sont soumises, selon l'agence Ecofin.

D’après l’ECA, les 3 entreprises ont illégalement formé un cartel pour faire monter ensemble les prix des services mobiles. Une situation qui coûte très cher aux consommateurs, plus de 72,6 millions de dollars annuellement selon l’évaluation du régulateur.

Pour rappel, l’année dernière déjà, l’ECA avait ouvert une enquête contre les opérateurs mobiles après avoir reçu une plainte les accusant d’une augmentation concertée des droits de timbres mensuels par abonné. Mobinil, Vodafone Egypt et Etisalat Misr avaient expliqué qu’elles étaient obligées de le faire pour ne pas s’effondrer au regard de la situation économique du pays.

Cette histoire d’entente illicite des opérateurs mobiles égyptiens rappelle celle d’Orange, SFR et Bouygues Telecom en France. On peut rappeler que Le Conseil de la concurrence les avait condamnés en 2005 à verser 534 millions d’euros, pour s’être entendus sur la répartition de leurs parts de marché réalisées entre 2000 et 2002. Une condamnation confirmée en 2006 par la cour d’appel de Paris, puis validée définitivement par la Cour de cassation en juin 2007.