Sénégal: Le concepteur du système d'achat par « Sms » demande la protection des brevets

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Pour booster la recherche dans le domaine des Technologies de l'information et de la communication (Tic), Amadou Lamine Kane, un ingénieur sénégalais qui a conçu un système permettant de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms », demande à l'Etat de protéger les brevets.

L'ingénieur-chercheur en téléinformatique, Amadou Lamine Kane, demande au gouvernement sénégalais de protéger davantage les brevets délivrés par l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). « L'avantage d'avoir un brevet est de pouvoir le protéger.

Actuellement, beaucoup d'entreprises qui n'ont pas de pétrole ont pu se développer grâce à leurs brevets. Au Sénégal, on n'a pas encore cette culture. Ce qui fait que les occidentaux viennent souvent y prendre gratuitement des produits », a souligné M. Kane lors d'un point de presse.

Ainsi, un bon système de protection permettra aux jeunes chercheurs de mieux vivre de leurs activités. « En 2009, j'avais conçu un système qui permet de faire payer des prestations ou des achats de produits par « Sms ». Je l'avais déposé au Bsda, qui m'a demandé de saisir l'Oapi.

C'est ainsi que j'ai pu le breveter », a-t-il déclaré. Le jeune ingénieur dit alors être surpris de voir des entreprises s'activant dans le domaine des postes et des télécommunications ainsi qu'une institution financière utiliser ce système. Il faut que l'Etat protège les brevets et renforce le dispositif juridique existant pour encourager la recherche.

« Beaucoup de sociétés peuvent se développer grâce à leurs brevets. L'Etat doit faire des efforts en protégeant davantage les productions intellectuelles. L'artisanat est aussi concerné. Plusieurs produits quittent le Sénégal pour aller en Europe. Une fois sur ce continent, les Européens les multiplient gratuitement », s'est-il désolé.

A l'en croire, le Sénégal a le potentiel d'engranger des succès dans le domaine des innovations technologiques. « Il faut harmoniser les textes de l'Oapi et ceux du Sénégal, et exiger que les multinationales achètent les brevets des producteurs locaux », a lancé M. Kane.