Orange parle de s’allier à de nouveaux partenaires pour revitaliser ses filiales kényane et ougandaise

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Finalement, l’opérateur télécoms français Orange pourrait envisager de s'allier à de nouveaux partenaires pour revitaliser ses filiales au Kenya et en Ouganda. «L'une des options consisterait à trouver de nouveaux partenaires dans ces pays afin de garantir l'existence des ressources financières et opérationnelles pour maintenir l'investissement et soutenir la poursuite du développement de ces activités», a indiqué Orange dans un communiqué publié le 17 mars.

Présent au Kenya depuis 2008 et en Ouganda depuis 2009, le groupe français a entamé une revue de l'état de ses activités dans ces deux pays d'Afrique de l'Est. Orange, dont la filiale kenyane est contrôlée à 30% par Nairobi, est actuellement le quatrième opérateur mobile local, avec 2,1 millions d'abonnés, ce qui représente une part de marché de 7,1%.  Les plus grands opérateurs au Kenya sont Safaricom, qui est détenu à hauteur de 40% par le groupe britannique Vodafone et Airtel, une filiale de l’indien Bharti Airtel.  Safaricom et Airtel Kenya ont convenu  tout récemment de racheter l’opérateur des télécommunications YuMobile, filiale du groupe indien Essar, dont le retrait du Kenya illustre parfaitement les conditions de marché difficiles dans ce pays.

En Ouganda, les chiffres relatifs à la part de marché d’Orange ne sont pas disponibles. La filiale ougandaise de l’opérateur français rivalise, cependant, avec cinq autres opérateurs sur un marché où les principaux fournisseurs sont MTN Ouganda, filiale du groupe sud-africain MTN, et une filiale locale de Bharti Airtel.

Dans son communiqué, Orange dit vouloir se maintenir en Afrique et au Moyen-Orient alors que la semaine passée, TMT Finance, un média britannique spécialisé dans le volet finances du secteur des TIC, assurait que l’opérateur français avait retenu le cabinet Lazard, afin de se faire conseiller sur un plan de désinvestissement, notamment en Ouganda et au Kenya.