Sénégal: Bientôt un centre national pour faire face à la cybercriminalité

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Le Ministre de l'Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo a présidé à Dakar à la conférence internationale de lancement du projet Action globale sur la cybercriminalité (Glacy en anglais). Au cours de cette rencontre, il a annoncé la mise en place au Sénégal d'un centre national de cyber sécurité qui sera confié à l'Agence de l'informatique de l'Etat(Adie).

« Je réaffirme les engagements du Sénégal en matière de lutte contre la cybercriminalité et la cyber sécurité en vue de garantir la résilience de la société sénégalaise à l'information. Cette volonté politique a pour point d'ancrage le projet de création du centre national de cyber sécurité (Cnc) confié à l'agence d'informatique de l'Etat (Adie», a-t-il fait savoir.

A en croire à Abdoulaye Daouda Diallo, ce centre sera une structure rattachée au ministère de l'Intérieur et ayant une compétence nationale, qui sera chargée de la coordination de toutes les activités liées à la lutte contre la cybercriminalité au Sénégal. Le Cnc aura notamment pour mission, poursuit-il, la prévention, la formation des acteurs, la sensibilisation des populations sur les dangers de la cybercriminalité.

Bref, a-t-il résumé : « le futur centre national de cyber sécurité constituera la cheville ouvrière de la politique de gouvernance de la cybercriminalité au Sénégal ».

Le Ministre a par ailleurs rappelé que depuis 2005 le Sénégal a commencé à adopter plusieurs projets de loi allant dans ce sens. « L'adoption de la loi portant sur la cybercriminalité a contribué à affirmer le leadership du Sénégal dans la lutte contre le cyber crime.

En effet ce texte a servi de référence normative au projet de convention de l'Union africaine sur la mise en place d'un cadre juridique de confiance sur la cyber sécurité en Afrique, à la directive portant lutte contre la cybercriminalité dans l'espace de la Cdeao », se réjouit-il.

Prenant la parole, Marc Bousey, a souligné que la convention de Budapest sur la cybercriminalité « fournit un excellent modèle qui inclut toutes les garanties et conditions nécessaires pour mener à bien les actions d'investigation sur la cybercriminalité. »

A cet effet, il a soutenu que l'Union européenne a contribué activement à la promotion de la convention de Badapest qui est de fait considérée comme le cadre légal de référence pour lutter contre la cybercriminalité à l'échelle mondiale.

Le projet Glacy a une portée globale et a été conçu pour soutenir de manière pragmatique les Etats prêts à mettre la convention de Budapest sur la cybercriminalité.

Il englobe plus de 6 pays prioritaires dont le Maroc, l'Ile Maurice, les Philippines, l'Afrique du Sud, les Iles Tonga et le Sénégal et est financé conjointement par l'Union européenne et le conseil de l'Europe pour d'un montant de 3,35 millions d'Euros (environs 2 milliards de FCfa), pour une durée de 36 mois.