Algérie va lancer la 4G en mode fixe

Actualités Télécom

Six mois après le lancement du haut débit mobile de 3e génération ou 3G, l'opérateur historique Algérie Télécom annonce à grande pompe la mise en service à partir du mois de mai prochain de la 4G en mode fixe dite LTE.

Du coup il ne serait pas trop tôt d'avancer que la cohabitation du haut débit mobile et celui du fixe va rendre possible le décollage rapide chez nous de l'Internet haut débit. Ce qui en soit est de bon augure pour un pays comme le nôtre qui a accumulé un grand retard dans le domaine de la technologie du haut débit.

Pour l'heure, du côté des usagers l'annonce de l'arrivée imminente de la LTE est fort bien accueillie dans le sens où nombreux de ces derniers que nous avons pu interpeller sur la question lors de notre passage dans certaines agences des deux opérateurs qui commercialisent la 3G espèrent à l'unanimité que la cohabition des modes fixe et mobile dans le haut débit aura des conséquences possibles sur les acteurs et le jeu de la concurrence.

Toutefois c'est à quoi nos interlocuteurs espèrent car, faut-il le rappeler, beaucoup d'entre eux ne nous ont pas caché toute leur déception au lendemain du lancement commercial de la 3G après s'être abonné à une formule auprès d'un opérateur. «Le volume de connexion à Internet à haut débit n'est pas suffisant et le tarif élevé», jugent-ils.

C'est pourquoi nos locuteurs s'accordent sur la nécessité de réviser le volume de consommation et des prix proposés par les opérateurs. Devant une telle doléance venant particulièrement des férus d'Internet, les opérateurs ont tout intérêt à réfléchir à de meilleures offres à des prix concurrentiels.

Toujours dans cet ordre d'idée on peut supposer que les usagers de technologie haut débit vont s'empresser, une fois le LTE commercialisé, d'analyser et comparer les divergences et les similitudes entre le mode mobile et fixe, soit en terme de service rendu soit en terme de moyens mis en œuvre par l'opérateur pour satisfaire ses abonnés.

Il va de soi que cette démarche est tout à fait légitime. Car pour un client, ce qui compte, c'est de disposer des services de la technologie haut débit dont il a besoin et de la façon la plus simple possible.

En clair, l'usager veut disposer de services avec la plus grande cohérence et la meilleure qualité possible. Ce concept simple implique un certain nombre de synergies à trouver entre les offres de services, aujourd'hui disponibles dans les deux modes de télécommunications.

Or pour accéder à certains de ces services il faut y mettre le prix, ce qui n'est pas à la portée d'une frange importante d'Internautes. On pourrait croire qu'avec l'arrivée prochaine du LTE la tendance des offres serait à la baisse.

Ce n'est pas du tout l'avis des sceptiques à la généralisation rapide de la technologie haut débit dans le pays. Pour ces derniers l'opérateur historique qui compte commercialiser le LTE le mois de mai prochain ne cherche au contraire, à travers cette opération (lancement du LTE) que de valoriser son parc d'abonnés fixes et de générer du trafic fixe vers mobile et du trafic mobile vers fixe qui échappe à ses concurrents et se partage entre son réseau mobile (le WWL qu'il ne cesse de déployer à travers tout le territoire national).

Une hypothèse que réfutent les partisans de la cohabitation du haut débit mobile et fixe. Ces derniers considèrent en effet que cohabitation fixe-mobile dans le haut débit constitue un premier pas vers un concept de communication globale, «dans lequel seul prime le service client au meilleur coût, les techniques mises en œuvre n'étant qu'accessoires», soutiennent nombre de spécialistes en la matière.

C'est pour dire enfin que l'association de la technologie haut débit mobile à celle du fixe a sans aucun doute cet avantage de permettre l'accès à des services de télécommunications modernes pour tous les consommateurs.