Congo-Kinshasa: Airtel promet un investissement additionnel sur les 400 millions USD

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Plus de doute possible. Le volume d'investissements d'Airtel-RDC ne cesse d'augmenter d'année en année. Il a atteint cette année une bagatelle de plus de 400 millions USD. Les chiffres qui ne démontrent pas moins la volonté de cet opérateur des télécoms de pouvoir investir durablement en République démocratique du Congo.

Dans une interview accordée à la presse locale, le directeur général d'Airtel-RDC, Louis Lubala, également président de la commission nationale FEC/Télécommunication, a fait le tour d'horizon des questions liées à la situation générale de ce secteur en RDC, en mettant un accent particulier sur le développement des activités d'Airtel-RDC. Il a, sur ce point précis, évoqué la dernière visite, à Kinshasa, du fondateur du Groupe Bharti Airtel, Sunil Bharti Mittal. Une visite qui s'inscrit, selon lui, dans le cadre de la confirmation des investissements du Groupe Bharti Airtel, en RDC. Lesquels s'élèvent actuellement à plus de 400 millions USD.

Sunil Bharti a, aussi au cours de cette même visite, galvanisé « ses troupes » de la RDC en leur témoignant sa reconnaissance par rapport au travail abattu sur le terrain, qui fait actuellement d'Airtel-RDC une société plus que crédible en termes de sa qualité de réseau et sa gamme variée de produits mis à la disposition de ses millions d'abonnés éparpillés à travers la RDC.

Outre les capitaux apportés par le fondateur du groupe Bharti Airtel, celui-ci a également annoncé la réorganisation de son groupe au niveau du continent africain. Grande nouvelle, la RDC, jadis sous-région du Groupe Airtel, est désormais comptée parmi les régions de ce groupe, à l'instar du Nigeria. Ce qui porte au nombre de quatre les régions du groupe Bharti Airtel en RDC (francophone, anglophone, Nigeria et RDC).

Cette réorganisation qui, sans doute, s'est appuyée sur les potentialités de la RDC, illustre bien l'image d'Airtel-RDC qui investit dans la durée pour le développement économique de la RDC.
C'est à ce titre que le directeur général d'Airtel-RDC a rappelé les derniers investissements immobiliers de sa société. Il s'agit de rachats des sièges régionaux de Lubumbashi et de Mbuji-Mayi. L'inauguration, au mois de septembre dernier, du siège de la ville de Matadi et la construction du siège de Goma, font aussi partie de ces investissements immobiliers.

Actuellement, a-t-il ajouté, « le siège de la ville de Kinshasa est en pleine réhabilitation ». « Comment peut-on, avec tous ces investissements, prétendre dire que notre société serait en passe de fermer ses portes », s'est interrogé le directeur général d'Airtel-RDC, répondant à une préoccupation de la presse relative aux rumeurs faisant état de la fermeture prochaine d'Airtel-RDC.

Louis Lubala, qui s'exprimait également en sa qualité du président de la commission nationale FEC/ Télécommunication, est revenu sur les efforts que devra déployer le gouvernement pour faciliter davantage les investissements dans le domaine de la télécommunication et protéger ceux qui existent déjà.

Il a, pour ce faire, plaidé pour la construction et reconstruction des infrastructures, dont notamment les routes et les ponts. Cela dans le seul but de rendre accessible tous les coins et recoins du vaste territoire de la RDC (2 345 000 km²).

Il soutient qu'outre le problème de fourniture en énergie électrique, la mise en œuvre effective de la connexion en fibre optique pour laquelle les opérateurs des télécoms sollicitent le partenariat public-privé, fait partie d'une technologie qui coûte tellement cher que le gouvernement à lui seul aura du mal à s'en sortir.

Raison de plus pour que le gouvernement s'attèle au développement de ce secteur. Car, selon le directeur général d'Airtel-RDC, plusieurs études ont prouvé que l'augmentation de la télé-densité de 10% entraîne toujours une augmentation de 2% de produit intérieur brut.

Pour l'heure en RDC, pays de plus 70 millions d'habitants, tous les opérateurs des télécoms se partagent une télé-densité de seulement 32%, laissant de côté les possibilités de reconquérir les 68% restants. C'est ce qui justifie le non-respect de prix sur le marché, contraignant certains opérateurs à travailler sur la base de profits négatifs.

Pour l'intérêt des investisseurs et de l'Etat congolais qui enregistre des baisses de recettes du fait du non-respect des règles du jeu dans le secteur de la télécommunication, seule une politique saine et rigoureusement appliquée pourra remettre la pendule à l'heure. Faire le contraire, c'est freiner le développement de la RDC qui aspire à l'émergence d'ici à 2030.