Quel espace médiatique francophone dans 10 ans ? Un avenir en croissance qui passe par les NTICs

L'éditorial du mois

L'édition française des NTIC en Afrique 

 

Cette édition est dédiée aux médias francophones : à leur avenir et à leur mariage avec les NTICs; L’occasion pour les dirigeants des médias francophones de faire un point sur leur stratégie long terme, et pour les acteurs des NTICs d’en saisir les enjeux et les partenariats possibles.

 

Dans un monde médiatique secoué par le virage numérique, l’OIF a réuni une partie des médias francophones à Montréal pour se pencher sur leur futur. Comment maintenir leur part de marché et leur influence dans le monde face aux mastodontes étrangers ? Quelles sont les mesures à prendre pour répondre aux besoins d’information et de divertissement de plus en plus variés des populations francophones ? A quoi va ressembler le paysage médiatique dans 10 ans ?
 
Sylvain Béletre, analyste sénior chez Balancing Act, un cabinet d’étude et stratégie tourné vers l’Afrique a assisté et contribué à la conférence, et relaie ici les principales conclusions de cette une initiative salvatrice.
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Une soixantaine de professionnels des médias provenant de 18 pays issus de la Francophonie se sont rassemblés entre le 8 et le 10 octobre 2014 dans le campus HEC de la métropole québécoise dans le cadre d'une conférence sur l'avenir des médias francophones.


 
Bilan de santé positif :
 
Le bilan de l'état de santé des médias francophones dans le monde est plutôt bon, avec une palette d’opportunités à saisir pour croître sur la prochaine décennie.
 
L’équation est simple : d’une part le nombre de médias francophones a explosé, allant du grand groupe comme France Télévision, TF1 ou Canal+ jusqu’au blog produit par un unique journaliste installé aux confins de l’Afrique.

En parallèle, les canaux de distribution ont également explosé : TNT, satellite, câble, internet, mobile, réseaux sociaux – l’information par tous les tuyaux et tous les signaux ! Résultat : l’accès aux médias est beaucoup plus diversifié pour le consommateur final qui se drogue à la modernité numérique.
 
D’autre part, selon l'OIF, le nombre de francophones (dans sa définition « sachant lire et écrire le français » mais excluant arbitrairement ceux sachant juste le parler car ces statistiques sont difficiles à obtenir) dans le monde ne cesse d'augmenter : on estime aujourd'hui leur nombre à environ 230 millions, et bien plus sachant juste le parler. L’ensemble des pays francophones représentent 16% du PIB mondial et connaissent un taux de croissance de 7% et près de 14% des réserves mondiales de ressources minières et énergétique. La langue française est aujourd’hui la quatrième la plus parlée dans le monde, avec un nombre de locuteurs estimé à 4% de la population mondiale. D’ici à 2050 le nombre de francophones pourrait atteindre 770 millions. Enfin, les médias TV et radio maintiennent leurs audiences.
 

On peut noter trois bémols au tableau :

L'ouragan internet déferlant sur la sphère médiatique a rendu caducs les modèles traditionnels d’une partie des grands médias. Il semble que certains dirigeants des médias francophones en Afrique et ailleurs ne connaissent pas assez les possibilités des technologies et du coup sont frileux pour investir plus vite dans la numérisation. Résultat, ce sont les acteurs du net étant plus jeunes et dynamiques qui prennent les devants. Autre impact : La publicité, le lectorat et l’audience sont plus fragmentés.
 
Le tirage papier des quotidiens a connu une décroissance ces dernières années au sein des journaux les plus populaires, même si certains arrivent à résister dans des segments niches. L’actualité gratuite sur internet est plus pratique alors que l’actualité papier est souvent payante, encombrante et cause la destruction de la forêt amazonienne dans l’univers collectif. Pour le citoyen, cette gratuité sur internet semble être un juste retour sur investissement puisqu’il paie déjà son terminal et son accès internet. Un transfert de valeur qui suit une logique de remplacement.
 
Quant aux JT, ils voient leur auditoire diminuer en particulier chez les jeunes. En cause, une ligne éditoriale qui a les défauts de ses qualités: un format et un contenu qui a peu bougé depuis 40 ans avec trop de mauvaises nouvelles rabâchant guerre, chômage et crise, peignant un avenir trop sombre; et des actualités qui sont éloignées des préoccupations de la jeunesse. Autre problème : une autocensure qui évite le risque d’être attaqué en justice, de provoquer des mouvements sociaux ou de se faire remplacer ; des analyses parfois trop superficielles par manque de temps, un discours froid et aseptisé, un fil politique déroutant, de la TV spectacle, voire populiste. Du coup et depuis plus de 5 ans, on assiste aussi à une désaffection des jeunes pour la TV linéaire, mais une forte augmentation de sa consommation en format délinéarisé via le haut débit: catch up TV ou TV de rattrapage, VoD (vidéo à la demande), outils plus pratiques que le magnétoscope d’antan.
 
Les dirigeants des médias francophones doivent donc faire face à d'importantes prises de conscience souvent éloignées des préoccupations quotidiennes de journalistes occupés à boucler leurs sujets. Ces prises de conscience stratégiques appartiennent à des dirigeants souvent issus de la génération du baby-boom, dont certains n’ont pas exploré toute la magnitude du numérique et de ses nouveaux ‘modèles d’affaires’, comme disent les québécois. D’autres en revanche ont bien anticipé le virage, et ont doté leurs médias d’outils numériques hautement sophistiqués, avec des revenus publicitaires en proportion.
 
 
Modes de conso :
 
Problème générationnel : Le citoyen moderne s’abreuve toujours d'information et de divertissements mais ses habitudes ont changé; Il se permet d’étancher sa soif via son smartphone (‘téléphone intelligent’ pour le vrai francophone), ou feature-phone, ordinateur, tablette, où et quand il le veut. Au revoir l'écoute traditionnelle du journal télévisé le soir dans le canapé du salon, désormais réservée à papa-maman ! Quand à l’ado, il sort de table et disparaît dans sa chambre ‘mater’ son film ou sa série sur son ‘ordi’, pour ensuite ‘taguer’ des programmes et des actus sur ses réseaux sociaux et autres sites favoris.
 
Le citoyen n’est plus passif. Avec internet, il peut croiser les informations des grands médias avec celles des encyclopédies, des journalistes indépendants et d’autres citoyens en ligne. Il peut ajouter sa pierre à l’édifice en produisant commentaires et réactions sur ces mêmes médias, via les réseaux sociaux, voire sur son propre blog.


Virage des médias :
 
L'information télévisée est appelée à se réinventer et cela fait peur à certains médias dont les dirigeants sont très critiques à l’égard d’internet. « Quand le singe voit un beau fruit dans l'arbre et qu'il ne peut s'en saisir, alors le singe dit que le fruit est pourri ».
Nos dernières études démontrent également une certaine méfiance des consommateurs, de moins en moins dupes via à vis des informations publiées sur internet, surtout après l’affaire du « patriot » Edward Snowden, l’intrusion du complexe militaro-numérique, et l’internet destructeur d’emplois. Faut-il suivre le  conseil du savoureux proverbe africain: «Il faut attendre d'avoir traversé toute la rivière avant de dire que le crocodile a une sale gueule» ?
 
Les médias du service public ont un rôle fédérateur à jouer dans cette nouvelle stratégie des médias. Le citoyen compte sur ce service public pour porter très haut la notion de protection du patrimoine national, de protection de la vie privée, de relance de l’économie, de production nationale de contenu. Mais le service public doit aussi aider à décrypter le développement du monde et son impact sur le citoyen.
 
Le monde des médias est donc en pleine transformation, et vit actuellement une sorte de transition entre les modèles du passé et ceux, « transmédias », de l'avenir.
 
Le coût de cette transformation numérique est de taille : Aujourd’hui, un nombre phénoménal de développeurs travaillent sur des solutions logicielles liées aux médias. Face à ces investissements lourds, pour quelques centaines d’Euros, tout journaliste en herbe ayant des capacités de webmaster peut créer son propre portail avec une forme graphique identique, sinon meilleure que celle de grands groupes.

 
Le continent africain :
 
Le marché africain a la cote : une audience potentielle de plus d’un milliard de personnes dont 115 millions d'Africains francophones dans 31 pays d'Afrique, et 100 millions de foyers TV. L'Afrique est aussi le continent qui compte le plus de locuteurs français dans le monde. En 2050, les projections démographiques indiquent que 85 % des 715 millions de francophones vivront sur le continent sur une population totale de 2 milliards.
 
La classe moyenne d’Afrique s’équipe chaque jour un peu plus en terminaux numériques comme les tablettes, smartphones, PC et Smart TV.
 
L’Afrique, c’est aussi plus de 550 chaînes hertziennes en voie de numérisation ainsi que des offres TV gratuites et payantes (plus de 10 millions d’abonnés payant en 2014 selon les chiffres de Balancing Act) sur le satellite ou sur câble/MMDS, la libération du secteur, le déploiement progressif du haut débit (FTTx, 3-4G/LTE) et une croissance a donner le vertige dans les pays les plus stables.
 
Les services de contenu à la demande liés à l’Afrique ont explosé ces 12 derniers mois: 100 plateformes VoD et plus de 30 plateformes musicales sans compter les web-radios (source : rapports Balancing Act – octobre 2014), des centaines de blogs et sites d’information. Et dans les 5 années à venir, la TV numérique va être déployée à grande échelle avec l’émergence d’une cinquantaine de nouveaux bouquets TV-radio (en mode hybride TNT et DTH). Mais les questions des coûts, de la réglementation et du contenu local vont se poser.
 
Dans le cas spécifique des médias francophones, l’enjeu d’importance est de croître et de maintenir leur audience face à l’arrivée des chinois, des américains, des groupes sud-Africains et de contenus provenant des quatre coins de la planète, a rappelé Constant Nemale, dynamique PDG de Africa24, chaîne mondiale d'information sur l'Afrique.
 
Les médias francophones comme TV5 Monde – dirigé par Yves Bigot - ou Canal+ (du Groupe Vivendi avec 1,3 millions d'abonnés sur le continent Africain) sont depuis longtemps implantés en Afrique. L’opérateur Eutelsat, implanté à Paris a augmenté ses capacités sur le continent et Bolloré prépare des investissements en média, télécoms et e-commerce. De nouvelles chaînes TV et stations de radio Africaines diffusant en français ont vu le jour, et de nouveaux entrants francophones du secteur sont sur les starting-blocks.
 
Dans les 10 ans à venir, sur le papier, les grands gagnants de cette course à l’investissement seront les Africains avec des infrastructures nationales toutes neuves et du contenu informatif riche produit en partie par les Africains. Bonus : la bancarisation de la population via ce que les telcos appellent les 'opérateurs billing' et autres systèmes d’ 'e-banking'. Mais l’accès à l’information pour tous sera sans doute difficile à atteindre.
 
L'enjeu africain est donc de taille pour les médias francophones. C'est d'ailleurs l'une des principales conclusions issues de la conférence montréalaise.
 
 
Recommandations :
 
Quelle est donc la marche à suivre pour les média francophones dans les 10 ans à venir?
Et à quoi ressemblera le paysage médiatique dans 10 ans ? 10 ans, c’est loin mais les années passent vite !
On ne savait pas, il y a dix ans, que YouTube, Facebook et Twitter révolutionneraient les médias. Les réseaux sociaux seront-ils les mêmes dans 10 ans ?

Ce qui est certain pour l’instant c’est que le citoyen est prêt à payer un peu plus pour utiliser des services qui lui convienent vraiment, qu’ils soient publics ou privés. Ce même citoyen paie de toute façon pour internet, la TV et les nouveaux terminaux numériques, il compte mais n’est plus à quelques Dollars, Francs ou Euros près.

Le mieux est de rester en veille comme le crocodile dans le marigot, d’intégrer la connaissance des réseaux et de passer à l’action dès que le jeu en vaut la chandelle. Mais il faut « démarrer modeste…pour voir grand ! » clament certains pontes du secteur.
 
A l’avenir, la croissance des médias francophones tient dans les partenariats et le passage au numérique à grande échelle pour relever le défi de la concurrence et du meilleur accès vers l’usager. Ceci implique un coût de transformation important, une meilleure ergonomie des outils pour l'utilisateur, et un grand travail sur la ‘data’ pour mieux appréhender les comportements de l’audience et du lectorat. Ce coût est freiné par des investissements prudents dans le milieu francophone. On a laissé une grande partie du travail de profilage et de numérisation à la Silicon Valley et à l’Asie. Il ne s’agit pas de recréer la roue mais de s’intégrer à ce nouvel univers. Aller doucement n'empêche pas d'arriver.

En Afrique, le manque de données d’audiences médias régulières – surtout sur les médias numériques - rend difficile l’investissement des annonceurs. En fait, l'impact des médias numériques sur l'audience est complètement sous-estimé par les mésures actuelles. A quand des études médias mises en lignes gratuitement et régulièrement sur la toile, comme cela est pratiqué en Afrique du Sud - l'exception à la règle ? Quand vont-elles inclure le traffic VoD sur tablettes, PC et smartphones?
 
Malgré quelques résistants comme le ‘Canard Enchaîné’ (‘le journal qui boude la toile’ est tout de même arrivé sur Twitter, mais continue de rester éloigné du web et des réseaux en général) ou les journaux locaux et ceux du métro, le mariage de la presse quotidienne papier et du numérique paraît inéluctable pour séduire le lectorat jeune tout en modernisant le baby-boomer. C'est pendant que le vieux seau est encore là qu'il faut en fabriquer un neuf.

Parmi les applications mobiles les plus téléchargées, on compte les principaux groupes médias. Certains d’entre eux ont même réussi à générer près de 50% de leurs revenus par le numérique : c’est le cas de Presse+ au Québec. Les publicitaires se sont adaptés avec retard à ce passage aux médias numériques, mais la transition est en cours. Marie-Christine Saragosse, PDG de ‘France médias monde’ a mis en avant les efforts nécessaires pour rendre le format des services médias numériques plus ergonomiques pour les citoyens, et pour renforcer l’habillage de ses médias.
 
Côté contenu, la chèvre mange là où elle est attachée. Les médias francophones sentent qu’il faut jouer la carte pragmatique avec des informations facilement accessibles sur le net et proches des préoccupations premières des citoyens qui sont aussi ses consommateurs : des informations vérifiées et chères qui répondent aux vrais besoins ; celles qui rapprochent les citoyens, qui apportent du savoir-vivre, qui rassurent et assurent la paix, qui rendent optimiste, qui évitent les erreurs de jugement, qui donnent du travail et de l'espoir, qui paient ou qui font économiser du temps ; et bien entendu des informations locales. Vivement donc la venue de nouveaux médias qui auront le mérite de mieux aiguiller le citoyen local dans son univers propre.
 
Le défi est de ménager «immédiateté et réactivité» a rappelé Mathieu Gallet, le nouveau président-directeur général de Radio France. L’autre défi est aussi de rééquilibrer actualités positives et négatives pour donner plus d’espoir à la jeunesse.
 
L’éducation revient au galop chez les médias francophones du service public. Les citoyens éduqués et souverains construisent des nations puissantes.
 
Avec le vaste choix qu’offre internet, l’identité des grands médias francophones est aussi une priorité stratégique. Chaque citoyen a ses médias référents et compte sur leurs journalistes qui y travaillent pour mieux décrypter l'information, et non pour récolter du réchauffé ou du papotage qui lui fait perdre son temps. C’est l'heure de vérité : On sent revenir chez les jeunes un besoin d’authenticité dans cet océan d’information et de produits qui les submerge.
 
Un seul morceau de bois donne de la fumée mais pas de feu. Clément Duhaime, l'administrateur de l'Organisation internationale de la Francophonie, n’est pas le seul à estimer que les partenariats à 360 degrés sont fondamentaux pour assurer cette transformation et une distribution plus élargie du contenu francophone. C’est une évidence lorsque l’on constate le nombre croissant de partenariats récemment signés entre les médias et les telcos, les développeurs, les organisateurs d’évènements, les compagnie aériennes et les artistes. Mais il en reste encore beaucoup à inventer et conclure des partenariats demande parfois plus que de rester derrière son écran.
 
Au final, c’est le citoyen, consommateur roi qui donnera son vote final en utilisant les médias qui le servent au mieux. Là où le cœur est, les yeux n'hésitent pas à y aller, l’argent suit. Le numérique délivrera-t-il du mal ?

Un rapport général a été produit à l'issue de la rencontre et présenté à l'Organisation internationale de la Francophonie qui l'intégrera dans ses grandes orientations pour les années à venir. (voir plus bas)

 
Pour aller plus loin : voir d'autres comptes rendus dans cette newsletter et les liens ci-dessous. 

 
Le rapport de Jacques Attali sur la « francophonie et la francophilie, moteurs de croissance économique », remis au président de la république le 26 août 2014.

Citations:

«L'Afrique n'a pas encore la vitesse de croisière nécessaire sur l'économie numérique», a relevé Mactar Silla, directeur de la société gabonaise de conseils ACC. Pour autant, le dynamisme du numérique pour le continent a déjà des retombées sur l'économie. Citant une étude du cabinet McKinsey, le P.-D.G. de la RTBF Jean-Paul Philippot a souligné que la part de l'économie numérique dans le PIB de certains pays africains, comme par exemple le Sénégal, est plus importante que celle de quelques pays européens.  «Le saut technologique de l'Afrique, la comparera rapidement avec l'Asie», a pronostiqué le patron de la radio et télévision belge. Mathieu Gallet, P.-D.G. de Radio France, a recommandé à l'OIF de «soutenir le numérique», véritable «levier de développement des médias francophones». C'est, selon lui, un outil inévitable pour «l'échange des programmes» entre partenaires de l'audiovisuel en langue française. Source.

Mactar Silla a répondu présent à l’invitation, lui qui porte aujourd’hui la casquette de promoteur d’un groupe audiovisuel panafricain et international (radio, télé et formation). L’entreprise devrait démarrer dans les prochain mois. Son intervention a porté essentiellement sur l’avenir des médias africains. Il a énuméré cinq piliers essentiels sur lesquels cet avenir se bâtira : les supports mobiles, le nouveau marketing africain, la mesure d’audience, l’arrimage technologique et les investissements financiers. Source.

 

15/10/2014 - Médias et francophonie : État des lieux et innovations technologiques - l'OIF

15/10/2014 -Télévision et francophonie : la bataille des contenus se jouera en Afrique - Pierre Barrot de l'OIF

16/10/2014 -Le RAPAF toujours en quête de partenaires : le Réseau de l’audiovisuel public est une force au service de l'Afrique francophone

15/10/2014 - La bataille des langues est mondiale - "L'HEBDO" (Suisse).

06/10/2014 - L’Oif préoccupée par l’avenir des médias francophones dans la mondialisation - ecofin

12/10/2014 - L'avenir des médias francophones - radio-canada

12/10/2014 - Comment la Francophonie cherche à se réinventer - slateafrique

10/10/2014 - Arrivée de la télévision numérique terrestre en Afrique : quels sont les enjeux? - economiematin

1/10/2014 -Sylvain Lafrance: «La mondialisation crée de nouveaux besoins d’échanges et de communications» - infopresse

25/09/2014 - Pour l’affirmation des médias web africains en Afrique - jolpress

12/10/2014 - LES DÉFIS DE MATHIEU GALLET (PDG de Radio France) - lalettre.pro

12/10/2014 - Invitation aux médias - L'avenir des médias francophones - communiqué

 

 

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Crédit photo: Sylvain Béletre, Balancing Act.