Orange pourrait coter ses activités africaines

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L’introduction en Bourse des activités africaines d’Orange est encore « en réflexion ». –

L’opérateur étudie une introduction en Bourse de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient. Il y compte 91,8 millions d’abonnés mobile.

C’est à peu près le seul territoire de croissance d’Orange dans le monde. L’opérateur historique français envisage une introduction en Bourse de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient, selon l’Agefi. Le directeur financier d’Orange, Ramon Fernandez et Gervais Pellissier, directeur général délégué des opérations en Europe, en ont parlé récemment lors d’un roadshow avec des analystes financiers. Pour l’heure, « aucune décision n’est prise, il s’agit juste d’une réflexion », indique-t-on chez Orange. Selon toute vraisemblance, une telle opération, si elle était décidée, ne pourrait pas intervenir avant 2015.

Orange est aujourd’hui implanté dans une vingtaine de pays d’Afrique et au Moyen-Orient, où il compte 91,8 millions d’abonnés. Dans cette zone, le groupe a vu ses revenus progresser de 7,4 % à 2,1 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, alors qu’à titre d’exemple, en France, ils ont reculé de 4,6 % à 9,6 milliards d’euros. Certains Etats africains affichent des taux de croissance à deux chiffres, parfois au-dessus de 50 %, comme la Guinée par exemple. L’Arpu (revenu moyen par abonné) y est cependant sans commune mesure avec l’Europe. Il est de 2,50 euros par mois en Egypte, 6 euros en Côte d’Ivoire ou encore 4 euros au Cameroun et à Madagascar. Alors que sur le Vieux Continent, la moyenne s’élève à 24 euros par mois… Au total, Raymond James estime à 8 % la part de l’Afrique dans la valeur du groupe Orange.
 
Positions menacées : L’hypothèse d’une mise en Bourse de ces activités pourrait servir soit à rembourser la dette d’Orange, qui se monte à 27,42 milliards d’euros – ce qui ne lui laisse pas beaucoup de marge de manœuvre en matière d’acquisitions. Soit à réinvestir en Europe : il est, par exemple, en train d’acquérir l’opérateur Jazztel en Espagne pour 3,4 milliards d’euros. Et des rapprochements avec d’autres acteurs locaux ne sont pas à exclure en Afrique. Sur ce continent, les positions d’Orange sont en effet menacées par le mouvement de consolidation actuellement en cours, d’où la nécessité de croître.

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Source : FABIENNE SCHMITT / Les Echos | LE 12/10 /2014