« Dis le moi et je l'oublie, montre le moi, et je le retiens »

Actualités Internet

Avec la loi de Moore, un autre phénomène très important est le nouvelle façon d’accéder à l’information et de communiquer. Un proverbe chinois connu positionne très bien la révolution que nous vivons actuellement. Il dit la chose suivante :

"Dis le moi et je l'oublie

Montre le moi, et je le retiens

Implique moi, et je comprends"

"Dis-le moi et je l'oublie". Ce sont les médias traditionnels. Cette démarche est adaptée au marketing de masse. C'est la presse et la radio. Ils diffusent des textes ou des séquences sonores. Ces modes de communications sont linéaires et induisent un mode de fonctionnement très fortement structuré et réducteur. L'exemple type de ce mode de communication est la radio.

"Montre-le moi et je le retiens". C'est l'audiovisuel avec la télévision mais aussi le cinéma, les cassettes,..... Le pouvoir de l'image est considérablement plus grand que celui du texte et du son. Dans une société de plus en plus entièrement tournée vers l'efficacité au moindre coût, l'audiovisuel est devenu le moyen de communication de base, car il est plus riche et plus performant. La télévision est l'exemple type de ce mode de communication.

"Implique-moi et je comprends". C'est l'apport fondamental d'Internet par rapport à la radio et à la télévision. La richesse du média audiovisuel reste limitée, car il rend passif l'utilisateur. Au contraire, les nouvelles technologies de l'information permettent d'impliquer plus fortement l'individu, le rendre plus actif et plus responsable, donc plus autonome et plus efficace. C'est ici que réside toute l'originalité de ce nouveau média dont il est possible d'imaginer aisément l'impact sur notre société. Le dialogue devient réel et la création de valeur va dépendre de la loyauté. Le multimédia va ainsi  créer une véritable révolution.

Les effets de la tectonique des médias sur les contenus ou l’émergence de l’Unimédia

 Rappelons que le multimédia, exploitation simultanée de plusieurs médias, son, image, texte, remonte à la nuit des temps. Mais la disposition de supports uniques rassemblant toutes les formes de création humaines, permettant de les conserver, transformer, transmettre, constitue une nouveauté de rupture. Les langages analogiques et numériques ont des conditions de lecture et d'exploitation radicalement différentes. On peut de façon analogique consigner sur une feuille de papier une partition musicale, le texte qui sera récité ou chanté, les consignes aux acteurs et chanteurs, la chorégraphie, la description des décors. Tout cela aide des professionnels à monter un opéra. Cependant, en regardant le document analogique, on ne voit ni ne vit l'opéra. Un enregistrement analogique sur bande vidéo nous restitue le spectacle, mais sous une version définie une fois pour toutes que nous ne pouvons visionner que sur un seul type de machine, le magnétoscope. Nous ne pouvons nous approprier aisément le document et le retravailler sans un équipement de professionnel. Un document numérique a toujours besoin pour être déchiffré – à la différence d’un texte imprimé ou d’une image - de l’intermédiaire d’une machine capable de traduire le langage des nombres en sons, images, textes. Mais le même dossier numérique peut être enregistré sur disquette, CD-Rom ou d’autres supports ; il est lisible sur une vaste gamme de machines, PC, TV interactives, téléphones, terminaux portables, lecteurs de CD-Rom…

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Source :  Xavier Dalloz