Kenya : Ory Okolloh et Ushahidi pour Internet en Afrique

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…Un peu par hasard, elle vient de créer avec ses camarades un logiciel, Ushahidi («témoigner », en swahili), qui sera utilisé partout dans le monde : une première pour une start-up africaine. L’ONU, des ONG, de grands médias mais surtout des acteurs de la société civile y auront recours, notamment lors de crises politiques ou humanitaires.

Ushahidi propulse Ory Okolloh au 59e rang du classement 2010 des 100 penseurs les plus influents au monde établi par le magazine américain Foreign Policy, devant l’activiste somalienne Ayaan Hirsi Ali et l’intellectuel suisse d’origine égyptienne Tariq Ramadan. Rapidement, des fondations comme Omidyar Network investissent dans Ushahidi, tandis que Nairobi fait son entrée parmi les capitales du numérique.

Les grands noms de l’innovation ne cachent plus leur enthousiasme, à l’instar d’Eric Schmidt, patron de Google, pour qui « Nairobi s’est imposé comme un sérieux hub technologique et pourrait bien devenir le leader africain ». Qu’en pense Ory Okolloh, qui quitte la direction d’Ushahidi pour Google en janvier 2011 ? « Si vous avez l’impression que tout part de Nairobi, c’est que je n’ai pas bien fait mon travail ces deux dernières années », rétorque-t-elle aujourd’hui, soulignant la dimension panafricaine de sa mission.

Cinq mois après son arrivée, elle avait ainsi réussi à convaincre Paul Kagamé, le président rwandais, de se prêter au jeu de l’interview participative, menée par un blogueur sud-africain et retransmise en direct par Google. Un joli coup de communication pour le président le plus technophile d’Afrique comme pour le géant californien.

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Source : africa24monde, 2014.