Balancing Act recense 47 plates-formes d'e-musique focalisées sur l'Afrique

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Selon deux études récentes publiées par Balancing Act, la concurrence entre les opérateurs de téléphonie mobile augmente, entraînant une baisse rapide des prix des services de télécommunications. Les opérateurs de téléphonie mobile ont commencé à explorer de nouveaux services pour faciliter leur croissance : la VoD et la musique.



La nouvelle génération de smartphones bouleverse les habitudes d'utilisation des mobiles en Afrique : le marché est relativement mature pour étendre la couverture de données mobiles à travers le continent, en particulier dans les zones urbaines. L'idée est d'alimenter la forte demande des consommateurs en nouveaux services numériques. Selon une autre étude terrain publiée par Balancing Act concernant les usages des consommateurs dans plusieurs pays d'Afrique, l'un des services les plus populaires est la musique numérique.

Pour Balancing Act, l'analyse des données de dépenses de consommation montre que la demande pour le divertissement et le contenu des médias ne cesse de croître. Compte tenu de la transition vers les médias numériques et à l'accès au haut débit mobile, nous nous attendons à une demande considérable pour la musique numérique au cours des années à venir, en mode gratuit et payant.

Au cours des 10 dernières années, la technologie numérique a perturbé l'équilibre des droits de la musique parce que les données numériques peuvent être copiées facilement et rapidement, puis distribuées à un large public. Un musicien "pessimiste" nous a dit "n'avez-vous jamais entendu parler de Napster? ou des nombreux services de streaming de musique piratées dont les profits ne seront jamais versés aux artistes?…Apple n'a pas épargné l'industrie de la musique, ils ont fini par la détruire. La conséquence est que, aujourd'hui, la plupart de ce qui est disponible en ligne est très pauvre. Le consommateur accède à de la musique non-filtrée par les labels".

Bien que les acteurs traditionnels de l'industrie musicale ont vu l'impact négatif de la technologie numérique sur leur activité, certains d'entre eux ont reconnu que cette transformation numérique pourrait avoir un effet positif. Aujourd'hui, les artistes enregistrés reçoivent des revenus et des redevances de plates-formes comme iTunes ou YouTube. Plus important encore, les artistes ont le choix d'obtenir de nouvelles sources de revenus : Ils peuvent utiliser un label et/ou aller directement vers les consommateurs en utilisant les réseaux sociaux et les plateformes de musique numérique tels que YouTube. Et avoir ce choix donne également à l'artiste beaucoup plus de puissance, d'amplitude géographique et un effet de levier. Il peuvent trouver leur communauté.

A cause d'investissements limités de la part des labels internationaux et du taux élevé du piratage qui a paralysé la distribution légitime, l'Afrique n'a pas connu le même déclin dévastateur que le segment de la musique analogique en Occident. Aujourd'hui, les plates-formes d'e-musique africaines rivalisent avec les grandes plates-formes mondiale, mais elles créent de la valeur quand elles sourdent du contenu africain indisponibles par les plates-formes internationales, en particulier quand elles dénichent et font la promotion de nouveaux talents.

En Afrique et sur d'autres continents, les fournisseurs de services de télécommunications travaillent sur le déploiement du Wi-Fi, des réseaux 3G et 4G qui permettent l'accès à Internet et à des services de données de masse. Le fait que l'Afrique a le marché du mobile en plus forte croissance à l'échelle mondiale est idéal pour l'augmentation prévue dans le divertissement. Malgré certaines difficultés, y compris de faibles revenus par client, des niveaux élevés de taux de désabonnement et 96% de la population sur les services prépayées, les fournisseurs de services dans ce marché sont positifs. Le contenu local stimule la croissance de l'utilisation mobile, et la musique est l'un des premiers types de contenu que les citoyens recherchent.

A travers sa nouvelle étude, Balancing Act a identifié plus de 100 plates-formes d'e-musique focalisées sur l'Afrique (hors web-radios et sonneries - RBT), et sélectionné 47 d'entre-elles. Le cabinet d'étude 'Balancing Act' a réalisé que la plupart de ces plateformes sont en phase de démarrage, et nécessitent des investissements supplémentaires, des développements technologiques, de la visibilité sur le marché et surtout des partenariats avec les telcos. Parmi ces services, on trouve iROKING, Anghami, Spinlet, ou encore le tout nouveau service "Mziiki" de Spice VAS Africa qui a vu son utilisation exploser seulement un mois après son lancement en Afrique.

C'est grâce à des partenariats, à la différenciation et à l'innovation que ces organisations peuvent gagner dans cette course de la musique numérique.

Pour les ayants-droits de contenu africain, comment se positionner par rapport aux concurrents internationaux et Africains? Pour les opérateurs télécoms, la question est celle du modèle économique optimum pour lancer ces nouveaux services. Le rapport apporte les réponses à ses questions et beaucoup plus encore.

Pour en lire plus sur l'étude, RV ICI