FMI au Sénégal : mieux tirer parti des possibilités offertes par les TIC

Actualités économiques

Mise en œuvre du PSE : Christine Lagarde pour une ‘’une rupture radicale avec le passé’’

La vision que représente le Plan Sénégal émergent (PSE) et les objectifs qu’il poursuit sont ambitieux, mais sont réalisables ‘’s’il y a une rupture radicale avec le passé’’, selon la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

Dans une déclaration faite, samedi, à l’issue de sa visite de trois jours au Sénégal, Christine Lagarde a félicité ‘’les autorités de l’ambitieux plan de développement qu’elles ont élaboré pour le pays, le Plan Sénégal émergent, qui vise à multiplier par deux le taux de croissance économique à moyen terme’’.

Selon elle, le FMI et les autorités sénégalaises sont ‘’convenus que les réformes devaient être accélérées et approfondies de manière à créer un espace économique pour les PME et l’investissement direct étranger’’.

Ces réformes pourraient aussi ‘’diversifier et développer les exportations et créer les emplois qui sont le fondement d’une croissance économique profitant à tous’’, selon Mme Lagarde, soulignant que les efforts déjà entamés pour améliorer l’efficacité de la dépense publique ‘’doivent être renforcés’’.

Christine Lagarde a déclaré que cela a été pour elle ‘’un plaisir d’effectuer (sa) première visite au Sénégal, en tant que Directrice générale du FMI’’. Elle a remercié le président Macky Sall ‘’pour son hospitalité et la qualité de nos discussions’’ et le Premier Ministre Mohammed Dionne et le Ministre des Finances Amadou Ba .

Mme Lagarde qui a eu ‘’l’honneur’’ de prononcer une allocution devant l’Assemblée nationale, relève aussi son ‘’dialogue enrichissant avec des femmes leaders et les étudiants des écoles de commerce de Dakar’’.

Christine Lagarde a également remercié Tiémoko Meyliet Koné, gouverneur de la BCEAO, pour sa participation, avec des banquiers de la région, à une table ronde sur le thème : ‘’L’intégration financière au service de la croissance inclusive’’.

‘’Ma visite à la BCEAO a été une occasion d’aborder la question de l’accès de tous aux services financiers. L’Afrique subsaharienne demeure l’une des régions les plus dynamiques au monde. Mais les fruits de la croissance doivent y être partagés par un plus grand nombre’’, a dit la DG du FMI.

‘’La région doit mettre à profit l’atout qu’elle détient d’un système financier régional intégré qui fonctionne bien, afin élargir l’accès aux services financiers. Il serait possible, entre autres, de mieux tirer parti des possibilités offertes par les technologies de l’information et de la communication’’, a-t-elle souligné.

Source :APS.sn 31 janvier 2015