Licences télécoms : les opérateurs payent-ils le juste prix en Afrique ?

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Le renouvellement ou l’octroi de licences de téléphonie mobile donnent lieu à d’âpres négociations entre les Etats africains et les exploitants privés

Les faits - Entre 2015 et 2018, de nombreuses licences télécoms 2G et 3G arrivent à échéance en Afrique et devraient être remises sur le marché, d’autres seront prochainement accordés pour la 4G. Entre organes de régulation et opérateurs télécoms, la guerre des prix est lancée.

A Yaoundé, les opérateurs de téléphonie mobile sud-africain MTN et français Orange sont engagés dans des négociations difficiles avec le gouvernement camerounais pour faire baisser la somme de 75 milliards FCFA (114 millions d'euros) demandée à chacun pour le renouvellement de leur licence mobile 2G, assortie de la 3G et 4G. Un montant que les opérateurs jugent trop élevé au regard notamment des investissements à réaliser. « Cela n’incitera pas à développer le réseau hors des villes, prévient un analyste. Il faut trouver le bon équilibre entre les recettes et le développement des infrastructures ». Le cas du Cameroun est loin d’être isolé. Un opérateur comme Orange devra renégocier sept licences dans les deux à trois prochaines années.

Ces discussions sont cruciales à l’heure du passage à la 3G et à la 4G. Le secteur des télécoms est un moteur très important des économies africaines. Il représente 7,3 % du PIB du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Côte d’Ivoire (2013) et souvent plus de 10 % des recettes fiscales des pays. Son développement crée de nombreux emplois, notamment au sein de la jeunesse.

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