Piratage : manque à gagner pour les gouvernements et les ayants droit (Discop Abidjan)

Actualités économiques

Depuis 6 ans, nous (Balancing Act) avons reçu plusieurs requêtes concernant la question du piratage en Afrique, aussi bien du côté audiovisuel que du secteur informatique. Nous avions d'ailleurs produit une étude terrain sur le sujet pour un gros acteur audiovisuel Africain.

C+ 5

Lors de la première journée du Discop Africa d'Abidjan, et d'après ce que j'ai pu retenir, une session – organisée par Séverine Laurent - concerne la reconnaissance de la propriété intellectuelle en particulier. Cela va dans le sens du combat que mène Canal+ et d'autres acteurs dont de grandes sociétés informatiques depuis des années.

Le but de la session est de mettre en place les conditions d'une appropriation institutionnelle africaine pour contrer le piratage et verser leurs parts aux ayants droit, qu'ils soient d'Afrique ou d'ailleurs.

La question clef : peut-on passer d'un secteur informel à un secteur structuré et formel? Les pirates peuvent-ils devenir des acteurs légaux?
Les politiques peuvent-ils mettre en place ce nouveau cadre? Quelles sont les stratégies et tactiques (com vers le public, vers les pirates, négociations, stratégies low costs...)? Comment ce combat peut-il contribuer à construire un secteur africain durable et stable, favoriser le financement de la production locale, employer des citoyens d'Afrique ?
Seul point positif pour les pros du secteur : Le piratage donne souvent des indices sur les besoins des citoyens, et un avant goût de ce que le secteur légal pourrait commercialiser.

En attendant, voici des articles mentionnant le piratage en Afrique, en espérant que certains puissent vous aider.

Sur la cybersécurité : ici
Et ici

Le piratage ici. 

 

SA DAJ1 2016